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Audit de site internet gratuit : 10 vérifications à faire

Mis à jour le · 9 min de lecture

Vous pouvez vérifier vous-même l’état de votre site en une heure environ, avec des outils gratuits fournis par Google. Voici 10 vérifications, chacune avec ce qu’il faut regarder, comment le faire, à quoi ressemble un bon résultat et quoi faire si ce n’est pas le cas.

Comment faire un audit de site internet gratuit ?

Un audit gratuit consiste à passer votre site au crible d’outils officiels (PageSpeed Insights, Search Console, test des résultats enrichis) et de quelques vérifications à la main sur téléphone. L’objectif est simple : savoir si Google trouve vos pages, si elles chargent vite, et si un visiteur peut vous contacter facilement.

Prévoyez un tableau avec trois colonnes : la vérification, le résultat, l’action à faire. Commencez par la page d’accueil et la page la plus visitée (souvent celle de vos services ou de contact).

1. Votre site est-il rapide ? (PageSpeed Insights)

Ouvrez PageSpeed Insights, collez l’adresse de votre page et lancez l’analyse. L’outil affiche les Core Web Vitals, trois mesures de l’expérience réelle des visiteurs, quand Google a assez de données. Regardez d’abord le résultat « Mobile », car la plupart de vos visiteurs arrivent sur téléphone.

Ce qui est bon, selon les seuils publiés par Google sur web.dev :

  • LCP (temps d’affichage du plus gros élément) : 2,5 secondes ou moins.
  • INP (réactivité quand on touche ou clique) : 200 millisecondes ou moins.
  • CLS (stabilité, le contenu ne saute pas) : 0,1 ou moins.

Une page est jugée bonne quand au moins 75 % des chargements respectent ces seuils (Google parle du 75e percentile), séparément sur mobile et sur ordinateur.

Si c’est mauvais : l’outil liste les causes sous « Diagnostic ». Les plus fréquentes sur un petit site sont des images trop lourdes, trop d’extensions ou de scripts, et un hébergement lent.

2. Google connaît-il vos pages ? (Search Console)

Google Search Console est l’outil gratuit qui montre comment Google voit votre site. Après avoir validé que le site vous appartient, ouvrez le rapport d’indexation des pages pour voir combien de pages sont indexées et pourquoi certaines ne le sont pas.

Comment : collez une adresse dans la barre en haut pour utiliser l’outil d’inspection d’URL. Il indique si la page est sur Google, permet de tester la version en ligne et de demander une indexation.

Ce qui est bon : vos pages importantes (accueil, services, contact) apparaissent comme « sur Google ».

Si c’est mauvais : lisez la raison donnée (page bloquée, balise noindex, page en double, erreur 404), corrigez, puis demandez l’indexation. La demande ne garantit pas l’indexation, mais elle prévient Google.

3. Votre site s’affiche-t-il bien sur téléphone ?

Google a retiré son ancien test d’optimisation mobile fin 2023 (annonce Google), mais le mobile compte toujours. Le test le plus fiable est le plus simple : ouvrez votre site sur votre propre téléphone, puis sur celui d’un proche, et parcourez-le comme un client.

Ce qui est bon : le texte se lit sans zoomer, les boutons se touchent sans erreur, rien ne dépasse de l’écran, les menus s’ouvrent.

Si c’est mauvais : notez la page et le problème. Sur un outil de création, vérifiez la version mobile dans l’éditeur. Sur un site développé, c’est une correction pour votre prestataire.

4. Votre site est-il en HTTPS ?

Tapez l’adresse de votre site sans « https » et regardez la barre du navigateur. Un site en HTTPS affiche une connexion sécurisée. Search Console propose aussi un rapport HTTPS.

Ce qui est bon : toutes les pages s’ouvrent en https, et la version http redirige automatiquement vers https.

Si c’est mauvais : la plupart des hébergeurs et outils de création activent un certificat gratuitement depuis le tableau de bord. Si le navigateur affiche « Non sécurisé », c’est la priorité.

5. Un visiteur peut-il vous contacter en un geste ?

C’est la vérification qui rapporte le plus de clients. Sur téléphone, depuis la page d’accueil, essayez de vous appeler et de vous écrire sur WhatsApp. Si cela demande de copier un numéro ou de chercher une page, vous perdez des contacts.

Ce qui est bon : un bouton « Appeler » visible sans faire défiler, qui ouvre directement le téléphone (lien tel:), et un bouton WhatsApp qui ouvre la conversation (lien clic vers WhatsApp).

Si c’est mauvais : ajoutez ces deux boutons en haut de la page et en bas de chaque page. Pour gérer ensuite les messages, voir les messages automatiques WhatsApp Business.

6. Votre fiche Google dit-elle la même chose que votre site ?

Comparez votre fiche d’établissement Google et votre site : nom, adresse, téléphone, horaires, lien vers le site. Google demande que la fiche représente l’entreprise telle qu’elle est connue dans la réalité (consignes officielles).

Ce qui est bon : les mêmes informations partout, au mot près, et le lien de la fiche pointe vers votre site.

Si c’est mauvais : corrigez d’abord l’information fausse, puis alignez le reste. Des horaires différents entre la fiche et le site font perdre la confiance du client. Pour aller plus loin : optimiser sa fiche Google.

7. Vos titres et descriptions sont-ils clairs ?

Le titre de page et la description sont souvent ce que l’on voit dans les résultats Google. Tapez site:votredomaine.com dans Google pour voir comment vos pages apparaissent.

Ce qui est bon : chaque page a un titre unique et descriptif, sans répétition de mots-clés, avec le nom de l’entreprise au début ou à la fin (conseils Google sur les titres). Chaque description résume la page de façon précise (conseils Google sur les descriptions).

Si c’est mauvais : remplacez les titres vagues (« Accueil », « Page 1 ») par ce que fait la page et où, par exemple « Plombier à domicile, dépannage rapide | Nom de l’entreprise ». Google ne fixe pas de limite stricte, mais coupe les titres trop longs à l’affichage.

8. Vos images sont-elles légères et décrites ?

Les images sont souvent ce qui alourdit le plus une page. Dans PageSpeed Insights, regardez si l’outil signale des images à compresser ou à redimensionner. Vérifiez aussi le texte alternatif (alt) de vos images principales.

Ce qui est bon, selon les conseils Google sur les images : un texte alternatif qui décrit l’image, des noms de fichiers parlants (« coupe-homme-salon.jpg » plutôt que « IMG00023.jpg »), et des formats modernes comme WebP ou AVIF.

Si c’est mauvais : redimensionnez les photos à la taille réellement affichée avant de les mettre en ligne, et ajoutez un texte alternatif court et précis.

9. Vos données structurées sont-elles valides ? (test des résultats enrichis)

Les données structurées aident Google à comprendre votre page (entreprise locale, avis, FAQ, produits). Collez l’adresse de votre page dans le test des résultats enrichis.

Ce qui est bon : l’outil détecte des éléments valides, sans erreur. Des avertissements ne bloquent pas toujours, mais lisez-les.

Si c’est mauvais : s’il n’y a rien, ce n’est pas une faute, mais c’est une occasion manquée pour un commerce local. S’il y a des erreurs, corrigez-les ou demandez à votre prestataire. Avoir des données valides ne garantit pas l’affichage d’un résultat enrichi.

10. Avez-vous des liens cassés ?

Un lien cassé mène vers une page qui n’existe plus (erreur 404). Dans Search Console, le rapport d’indexation liste les pages « introuvables ». Pour vérifier les liens d’une page, le W3C Link Checker parcourt la page et signale les liens en erreur.

Ce qui est bon : aucun lien interne cassé, et les anciennes adresses importantes redirigent vers la bonne page.

Si c’est mauvais : corrigez le lien, ou mettez en place une redirection de l’ancienne adresse vers la nouvelle. Pensez aussi aux liens sur vos réseaux sociaux et votre fiche Google.

Que faire après l’audit ?

Classez les problèmes trouvés par effet sur vos clients, pas par difficulté technique. Commencez par ce qui empêche de vous trouver ou de vous contacter (pages non indexées, pas de bouton d’appel, informations fausses), puis la vitesse, puis le reste. Refaites les mêmes vérifications après les corrections pour confirmer le résultat.

Si la liste est longue, comparez le coût des corrections à celui d’un nouveau site : ce qui fait le prix d’un site internet vous aidera à décider. Pour le référencement local en général, voir référencement local.

Si vous préférez qu’on s’en occupe, Butter peut faire ces vérifications avec vous et vous dire, par écrit, ce qui mérite d’être corrigé en premier.

Questions fréquentes

Comment faire une analyse de site internet gratuite ?

Utilisez les outils gratuits de Google : PageSpeed Insights pour la vitesse, Search Console pour l'indexation et les erreurs, le test des résultats enrichis pour les données structurées. Complétez avec une vérification à la main sur votre téléphone : pouvez-vous appeler ou écrire à l'entreprise en un geste, et les informations sont-elles à jour ?

Un audit SEO gratuit suffit-il ?

Pour une petite entreprise, un audit gratuit fait avec les outils officiels repère la plupart des problèmes qui comptent : pages non indexées, site lent, titres absents, liens cassés, coordonnées incohérentes. Un audit plus poussé devient utile quand le site a beaucoup de pages ou quand vous visez des recherches très disputées.

À quelle fréquence faut-il auditer son site ?

Une vérification rapide tous les quelques mois suffit pour un petit site, et à chaque changement important : nouveau site, refonte, changement d'adresse, de téléphone ou d'horaires. Search Console envoie aussi des alertes par e-mail quand Google détecte un problème.